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La
grande
Mosquée
Maison de la Mission
Culturelle
Maison René Caillé
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« Ville exquise, pure, délicieuse, illustre, cité bénie, plantureuse et
animée... » Ainsi s'exprimait le chroniqueur Abderhaman Sâdi, auteur
du Tarikh es-Soudan, en célébrant vers 1630 sa ville de Tombouctou.
Près de quatre siècles ont passé, mais « Tombouctou la Mystérieuse »,
selon la formule lancée en 1896 par le français Félix Dubois, continue de
fasciner le monde. Dans les pays arabes, une expression populaire évoque
une certaine Tombouctou, pays fabuleux, enfer ou paradis, mais qui n
'existe que dans l'imagination. Aux Etats-Unis, des clubs rassemblent les
fidèles de Tombouctou ; seule condition d'adhésion : un cachet
administratif apposé sur le passeport, attestant le passage du candidat
dans la légendaire cité. |
 
La grande
Mosquée Une
rue en fauboug
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Le port de Kabara, à 12 km plus à l'est, connaît une population de
dockers occasionnels et de nomades touareg campant dans des
tentes-ballons. Deux fois par an, il retrouve son animation d'antan avec
l'arrivée de l'Azalaï, caravane de deux cents chameaux apportant des mines
de Taoudenni (à 710 km au nord de Tombouctou, soit à un mois à dos de
chameau ou trois jours en véhicule tout terrain) la Seule production du
désert, le sel. Le temps de sa splendeur est passé, mais le mystère
de Tombouctou subsiste sans que l'on sache bien en quoi il consiste.
Selon une croyance populaire fortement enracinée, le cavalier de pierre au
visage couvert d'un litham blanc dénommé El Farouk, qui trône sur la place
de l'Indépendance, descendrait toutes les nuits de son piédestal. On dit
qu'il caracole alors à travers la ville.
D'après d'autre confidences, Tombouctou la mystérieuse appartient tous
les soirs aux femmes. Dans la journée, en effet, les Tombouctiennes
sortent peu. Mais, dès le coucher du soleil, elles hanteraient les rues et
se rendraient visite pour deviser jusqu'au petit matin. Une fois par an,
lors de la fête du Mouloud - anniversaire du prophète - toutes les femmes
de Tombouctou retrouvent la liberté. Vingt-quatre heures durant, elles
courent au marché, dans les rues, à toutes les fêtes, totalement libres,
dit-on, de leurs actes. |
 
Le
jour se lève sur le
bivouac
Les premières dunes autour de la
ville
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